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2007


Le Salon du Cheval de Lyon

STAND AGENCE CHEVAL DE FRANCE



Cela fait plus de 10 ans que je croise Andy BOOTH sur les salons du cheval, interpellé par son accent inimitable, lors de démonstrations que l’on appelle à cette époque « éthologiques » ce qui ne manquait pas de m’irriter. L’éthologie, dans les années 2000 était devenue une pensée magique, débutée par les chuchoteurs et le film « l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ». D’un coup, l’anthropomorphisme, naturellement humain dans notre monde civilisé, a explosé et a transformé le regard des hommes sur le cheval. Quelques malins ont vu une opportunité commerciale, et appelant cette activité équitation éthologique (FFE) ou savoirs éthologiques (haras de la Cense) ont développé et vendu des méthodes. Cela n’a pas manqué d’excéder les véritables éthologues, qui sont des chercheurs.

Jusqu’à ce jour, vendredi 2 novembre, au sein de la « halte culturelle », au salon du cheval de Lyon, où Andy BOOTH fait une conférence sur la méthode qu’il a inventée pour le haras de la Cense.  Et moi, assis à une encablure, à une autre table, j’écoute et je ne reconnais plus le discours, son discours. C’était un autre Andy, réaliste, clair, scientifique, qui remettait les choses à leurs places, qui parlait d’apprentissage, de récompense et de punition (confort, inconfort), des capacités du cheval qui ne réfléchit pas, de son cerveau cognitif qui retient mais ne peut réellement associer. Je ne pouvais pas ne pas rendre compte de cette révolution. Enfin, nous allions pouvoir faire coïncider les besoins des hommes pour ce qui concerne l’utilisation des chevaux avec une approche intelligente, douce et efficace de leurs apprentissages techniques.

 Andy BOOTH à 42 ans. Il est né en Australie, en 1970, dans une petite ferme de 3000 hectares où son père élèves des bovins, des moutons et produit des céréales (La petite maison dans la prairie, version  « le Bush australien »).   Son père est un cavalier de sport (CSO et complet) et c’est à cheval qu’il travaille le bétail. Sa mère est cavalière de dressage. Autant dire qu’il est né sur un cheval. Jusqu’à l’âge de 11 ans, il vit insouciant avec ses camarades de jeu, les aborigènes. Il vit pieds nus, chasse, trappe, découvre le monde du désert, bivouaque et cuit les lapins qu’il attrape « je pensais que le monde ressemblait à ce que je vivais ». Rapidement il apprend le Business et il vend les peaux des lapins et parfois de renards. En Australie tout est immense. La première station-service est à 60 kilomètres et la ville pour faire ses courses à 180  kilomètres. Pour aller à l’école primaire il fallait presqu’une heure. C’est à 4 ans qu’il commence à monter à cheval sur son poney « Little black ». Il vit une vie de liberté, vit à moitié nu et  gambade sans chaussure : « Et déjà le rêve était dans ma tête. Je voulais être un aventurier ».

A 11 ans, la réalité le rattrape, puisqu’il part dans un lycée anglais, militarisé, au milieu de 600 autres élèves « j’ai beaucoup pleuré. J’ai énormément souffert de la solitude, de la séparation de ma famille et je regrettais le milieu fantastique dans lequel je vivais. J’ai été longtemps inattentif et hyper actif. D’ailleurs, ma professeur de natation avait trouvé la façon de me calmer. Elle me faisait courir 800 mètres  tous les matins, de plus en plus vite. Après j’étais tranquille pour la journée ».  C’est dans l’athlétisme qu’il va exceller, et il fait partie de l’équipe australienne de son école. Il continu à faire du cheval mais dans un cadre sportif. Il gagne souvent : « j’étais un vrai « patriote » de mon école. C’était très militaire et religieux : le lever du drapeau, les messes. Je suis devenu officier, tireur d’élite puis préfet, où je gérais 80 jeunes garçons ». Il est totalement formaté par ces 7 ans d’internat. A 18 ans il passe et obtient son Bac. Pourtant, il ne partira pas en FAC comme son frère. Il revient à la ferme familiale.

 Pendant une année, il débourre les chevaux, passe un diplôme de maréchal ferrant, et travaille avec son père sur la ferme : « j’ai adoré travaillé avec mon père ». L’opportunité l’amène à présenter un taureau pour un riche fermier (70 000 hectares) qui lui propose de travailler pour lui.  A 19 ans il part dans une autre ferme et pour cela traverse l’Australie. Il fait 3000 km en voiture, et devient responsable des puits d’eau, débourre quelques chevaux : « je redevins un vrai  sauvage ». Il continue son aventure et arrive dans une autre ferme de 5000 km², où il devient « cowboy » : « je faisais 6 semaines de boulot, et on avait une semaine de congé, que l’on passait dans une ville voisine à faire la fête et du rodéo sur les chevaux et les taureaux ». Il continue, passe de ferme en ferme, et il travaille même pour un grand fermier qui gère les animaux en hélicoptère. Tireur d’élite, il est engagé pour réguler les bœufs sauvages. Finalement, c’est un vrai aventurier.   
         
Un autre tournant de sa vie s’opère puisqu’il revient aux études et fait une Fac : Farm Financial Management (gestion financière agricole). Il revient travailler avec son père, peut-être pour prendre la suite, mais cela ne lui convient pas : « en réalité, j’aurais voulu être acteur ! ».  Ce qui peut apparaitre comme la chance de sa vie, s’ouvre grâce à une bourse d’étude de 15 000 dollars avec laquelle il part aux Etats-Unis faire un stage de 3 mois chez Pat PARELLI. Il y restera 5 ans de 1997 à 2001 en devenant son assistant. Grâce à cela, il va parcourir le monde : «Pat PARELLI m’a alors  demandé de créer le centre PARELLI en Europe, ce que j’ai fait pendant deux ans. C’est à ce moment-là que le patron du Haras de la Cense m’a proposé de créer une méthode «La Cense ». J’ai accepté et j’ai signé un contrat de 10 ans. J’ai dispensé beaucoup  de stages. Pendant ce temps, je me suis marié à une française, qui était une de mes élèves. Ce contrat se termine aujourd’hui. Je suis de nouveau un aventurier… »
Sa nouvelle vie sera de parcourir le monde, sans doute avec une méthode Andy BOOTH. Il travaille déjà beaucoup avec des sportifs de haut niveau. Il pourra sans nul doute être un coach de haut niveau, en espérant qu’il fasse bénéficier de son expérience, non seulement l’élite, mais également tous ceux qui souhaitent mieux connaitre, comprendre et utiliser les chevaux.

Gilbert DE KEYSER




Gilbert DE KEYSER et Andy BOOTH

Conférence à la Halte Culturelle

Andy BOOTH en démonstration

Andy BOOTH

Andy BOOTH et Joyeux Joyeux


Crédit photos : Fleur TENE




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