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2007


Le salon du cheval de Montpellier

RENCONTRE AVEC PIERRIC


Il s’appelle Pierre FURIC, mais on le connait sous le nom de PIERRIC. C’est en fait son nom de scène. Il a 50 ans. C’est un véritable artiste équestre. Cela fait quelques années que nous le rencontrons sur les spectacles équestres, que ce soit aujourd’hui au Haras de Rodez où il réside, au salon du cheval de Lyon ou d’Avignon. Pourtant on le méconnait, car s’il nous est tombé du ciel il y a 4 ou 5 ans, il fallait bien qu’il ait fait ses classes quelque part. On voyait bien que ce n’était pas un novice, que sa voltige était académique, que ses numéros comiques étaient millimétrés.  Alors, qui était cet étrange Monsieur TABOURIN, un personnage inventé par Pierric.

Il ne nait pas dans une famille de cavalier mais dans celle de marins. Son père est un élément fondamental de sa vie,  il lui montre la mer, l’initie à tous ces nœuds sans qui la marine n’existerait pas,  lui apprend la voile, le vent et la liberté : « je me rappelle qu’un jour, sur le chantier naval des frères Kiroy, j’ai fait le nœud de drisse de batelier et mon père n’était pas peu fier de voir son rejeton en remontrer à des vieux brisquards de la mer ».

Le cheval, il le rencontre dans un poney club où il apprend l’équitation. Il a 14 ans et rien ne le destine ni au spectacle ni à un quelconque métier dans le cheval. Il passe son BAC (BAC D) et en même temps il obtient son diplôme d’ATE : « j’étais plus fier et satisfait d’avoir obtenu l’ATE que le BAC. Cela m’a permis de travailler dans l’accompagnement équestre pendant deux ans ». Il comprend que son avenir passe par le cheval, bien que ses parents lui souhaitent autre chose. Un de ses copains travaille dans un cirque et cela lui donne des idées. Il décide d’entrer dans une école de cirque. Il en existe deux : GRUSS et FRATELLINI « la moins chère c’est Fratellini », donc il s’inscrit. Danse classique, acrobatie et voltige seront ses thèmes favoris. Mais il faut vivre, manger et payer l’école. Annie FRATELLINI lui propose de travailler. Il part en tournée où il sera tour à tour chauffeur, monteur ou responsable des barrières.

Pendant 3 ans il s’initie à la vie des  « circaciens » et Annie FRATELLINI lui propose de remplacer le clown Auguste « ce que je ferais pendant un mois ». Et là, c’est le début de sa vie d’artiste. Il est fait pour être « Clown ». Tout le monde lui reconnait des qualités incroyables. D’ailleurs il participe à un concours, et gagne un prix, remis par Alexis GRUSS : « pour moi c’était horrible. Je n’avais rien à faire, pas de travail de préparation, pas de répétition ». Et puis une rencontre incroyable et fondamentale a lieu. C’est celle avec Pierre ETAIX. Si ce n’est pas un second père pour Pierric pour Pierre ETAIX il est comme un fils.

Avec l’argent du prix, Il achète son cheval « Dji Boudjep » ce qui veut dire moussaillon en breton et il part en tournée avec le cirque Jean RICHARD. En 1987 il entre dans l’équipe de Zingarro, pendant 3 ans, en compagnie des frères Igor et Barlotin sans oublier Bartabas. Ensuite, lui, son cheval et son partenaire clown passent de cirque en cirque avec comme base la voltige et la liberté. Il se rappelle des années passées avec PIPO, le clown célèbre.  Il fera cela pendant 18 ans : «  ce sont des contrats de 6 à 8 mois et l’on change de cirque chaque année. J’ai beaucoup travaillé dans des cirques à l’étranger". Cette histoire durera 18 ans, mais voilà, les aléas de la vie sont imprévisibles et sauvages. En 2003, son cheval est euthanasié. Il ne peut pratiquement plus marcher, après un épisode cirque en Angleterre : « je n’ai pas su le protéger. Après avoir veillé sur lui pendant 20 ans, je lui ai trop demandé pendant cette saison en Angleterre. Trop de travail dans de trop mauvaises conditions.  J’ai été trompé, ce n’était pas du théâtre équestre et c’était une vraie galère. Je n’ai jamais cessé de culpabiliser.

Pendant 6 mois il rumine, il n’arrive pas à se débarrasser des souvenirs. En tout cas, il vit une période sans spectacle. Comment vivre après une lune de miel qui aura duré plus de 20 ans. Et cette culpabilité qui revient sans cesse. Alors il revient à la vie « civile » et monte une entreprise de débourrage : « je découvre la sécurité sociale, l’ANPE, le RMI. Dans le travail du cirque tout cela n’existe pas. Il faut apprendre la vie sociale. La vie du cirque c’est comme si on vivait dans un autre monde ». Il a 43 ans

Et puis Jean-François PIGNON l’appelle pour travailler avec lui. Il lui propose un numéro avec ses petits chevaux falabela et un numéro de voltige qu’il doit faire avec un trait lithuanien : « finalement, c’est avec un autre cheval « LASCAR » un croisé percheron / espagnol, que je recommence le spectacle ».

La boucle est bouclée,  le spectacle et la vie continuent, même si le passé ne s’efface jamais. Aujourd’hui, le succès de Pierric  dans le monde du spectacle équestre est important, bien qu’il doive se faire un nom dans ce monde particulier. Il est hébergé au haras de Rodez où il propose des spectacles. On l’a vu à Equestria, à Tarbes, à Avignon aux crinières d’or. Maintenant il pense à demain, pour une autre vie d’artiste, quand il ne pourra plus « voltiger » : « ma vie a été exceptionnelle mais en réalité je n’ai jamais rien choisi. Je me laisse porter  par les propositions. Finalement les bagages se remplissent tout seul et la vie s’enrichie des expériences ».



   
   
   

 
   







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