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2007


Le salon du cheval de Montpellier

RENCONTRE AVEC ALAIN BLANQUET

Il s’appelle Alain BLANQUET. Il a 45 ans. On se connait depuis une dizaine d’années et pourtant je n’avais pas eu l’opportunité de le connaitre de l’intérieur. Evidement qu’on le retrouve un peu partout, du Salon de Lyon au spectacle de Jean Marc IMBERT, de l’animation micro à celle de son parc aventure où à la gestion de son centre équestre. Débonnaire et souriant, ouvert et heureux de sa vie, il porte avec lui les richesses de ses expériences. Aujourd’hui, tout nous porte à parler de lui et la suite de cette conversation nous le prouvera.

Il est né à Saint Flour, et le cheval ne lui parle pas de suite. Son père, employé municipal jusqu’à devenir chef de la direction peinture et sa mère, chapelière qui dessine, fabrique et vend des chapeaux lui offrent une enfance heureuse, calme et insouciante : « petit, je me suis beaucoup amusé. Je n’ai pas grandi très vite et jouer avec mes soldats et mes chevaux miniatures m’ont pris beaucoup de temps »   Il a 10 / 12 ans et il va souvent rendre visite aux chevaux des haras nationaux jusqu’à ce qu’un garde  le place sur un cheval de trait et lui fasse faire des tours.

En 1974, un centre équestre ouvre dans la ville « je n’ai pas mis longtemps pour prendre des cours d’équitation ». Il n’empêche que c’est cher. Alors il va faire comme beaucoup d’autres jeunes, il va travailler, jusqu’à encadrer des promenades pendant des étés. Il passe son BAC, ses parents  y tiennent, mais il sait que sa vie se sera dans le cheval. Déjà très réfléchie, il monte un « coup » dans lequel il devient pion et en même temps il se forme à l’équitation et passe le tronc commun en 1 an  du monitorat avec le ministère de la jeunesse et des sports. Il possède l’éperon d’argent (galop 7), fait des compétitions de CSO et de complet avec des chevaux de propriétaires.

Il prépare son entrée à Saumur pour un stage d’une année,  mais il la rate. Heureusement, en compagnie de Jean Luc FORCE, pas encore champion, il travaille et finalement fait un stage de 3 mois à Saumur. En juillet 1984 il obtient son monitorat. Mais dans l’ombre, une présumée ennemie sournoise le guette, l’armée. Le voila parti pour 12 mois. Grace à son diplôme et à des relations, il peut choisir non pas de partir en Allemagne comme on lui propose mais près de Marseille, au camp militaire de Carpianne, dans le cadre du sport équestre militaire. En vérité, ce sera la chance de sa vie : « je devais être chauffeur et moniteur équestre mais le commandant décide que je ne serais que moniteur. En plus, il m’oblige à passer des grades pour finir comme sergent et prendre ainsi la responsabilité de la partie équestre. C’est un endroit ou j’ai beaucoup appris et beaucoup monté à cheval. J’ai même pu  y amener un cheval de propriétaire, IMPERIAL, pour le travailler. J’ai quand même refusé de rempiler et je suis retourné à la vie civile »

 La chance appartient à ceux qui la construise. On lui propose de reprendre la gestion et l’animation du centre équestre de Saint Chely d’Apcher. Il a 24 ans et il y restera pendant 7 ans. : « C’est une époque de compétition. J’en faisais plus de 25 par an. J’en ai beaucoup gagné, mais il faut dire que j’entrainais une jument de propriétaire exceptionnelle, NIAGARA » Il fait des stages dont un chez Rozier. Mais il lui faut bouger, évoluer. Il propose donc  que l’association fasse des travaux  où il se propose de racheter le centre équestre de Saint Chely : résultat ? Ni l’un ni l’autre. Il part, achète une ferme à Saint Flour et décide de recommencer une autre vie. Il faut noter qu'en 1994, il rencontre Nathalie qui devient sa femme et la mère de ses deux enfants, une parisienne venue faire du cheval chez lui.

Il décide de créer une écurie de propriétaire et travaille d’arrache pieds avec son père. Il se réinstalle dans son mobil home : « j’ai été contacté par un vendeur d’aliment qui m’a proposé de l’aider à pénétrer le marché puis un autre avec qui j’ai travaillé également. Pendant ce temps je faisais un peu de promenade équestre. J’ai également été contacté  par la fédération des œuvres laïques (FOL) pour monter un projet d’accueil d’été. Ca faisait des sous, alors j’ai accepté ».Finalement, il redémarre un centre équestre en 1995 , chez lui, mais il prend un moniteur. Dans les années 1993 et 1994 Il est sollicité pour s’occuper du Hunter,  devient juge, fait la régie puis devient conseiller fédéral de Hunter. Le président de la FFE est alors Pierre DURANT. Il restera dans cette activité pendant 5 ans.

Il croise un dénommé Jean-Jacques CHIRCHILLIAN, qui démarre un salon du cheval  à Lyon. Nous sommes en 1994. Evidemment, nous n’en sommes pas encore à ce que nous connaissons aujourd’hui. Il l’engage pour y faire l’animation. Cette expérience dure 2 ans et au final le concept est racheté par une grosse société, la Générale de Location. Les bruits de couloirs de l’époque disaient qu’en fait les organisateurs avaient une dette importante auprès de la GL. Ceci expliquant cela.

Sylvie ROBERT, d'abord organisatrice du concours hippique devenue directrice il y a peu d'années du salon, Gilles MOATI et Alain qui seront les premiers grands animateurs de ce salon de LYON devenu Equita’Lyon.  « Peu à peu, après l’animation du cabaret j’ai récupéré l’espace enfant puis la gestion des spectacles. C’est moi qui aie demandé à Alexis GRUSS et au cadre noir de se produire ensemble ». C’est évidemment avec Sylvie ROBERT qu’il  a inventé la symphonie équestre en compagnie de l’orchestre symphonique de Lyon.

Il a construit un parc d’aventure qu’il gère et sur lequel il s’engage physiquement, mais sa plus belle réussite c’est la création du centre équestre :  «  Je suis parti de rien  et j’ai réussi à créer cet espace équestre. Même si ce n’est pas moi qui l’anime, il n’empêche que pour moi comme pour ma famille, c’est une vraie fierté ». A la question sur ce qu’il pense de sa vie il répond : « ma hantise ce serait de me retourner et d’avoir des regrets. Rien n'est plus terrible pour moi que de regretter quelque chose de sa vie "


Interwiev : Gilbert DE KEYSER
Photo : Fleur TENE




 


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