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2007


Véronique SAINT VAULRY : PEINTRE ANIMALIER

Retour au salon du cheval de Paris


Elle s’appelle Véronique de SAINT VAULRY. Elle a 40 ans, mais comme pour la plupart des artistes, il est difficile de lui donner un âge. Ses yeux scintillent et seules quelques petites rides de sourire peuvent nous amener à penser qu’elle n’a pas 25 ou 30 ans. Il y a de la vie et de l’insouciance dans son regard, et c’est ce qui nous entraîne dans son univers, fait de sculptures et de dessins. C’est certain, il y autre chose comme message que le cheval dans son œuvre, et la suite de notre entrevue ira dans ce sens.


Elle dessine depuis l’âge où sa main devient une messagère et l’instant où le monde se différencie et se représente à elle autrement que comme une fusion charnelle. Elle est née dans l’Est, mais, nomade de fait, elle se retrouve à Chambéry et à Bourges. A 10 ans, elle monte à cheval et passe des degrés (galops). Elle obtient son bac de lettres puis le CAPES et devient à l’âge de 22 ans professeur de Francais. Elle évolue, environnement familial oblige, dans un espace « cheval » car son oncle est éleveur d’ânes et de juments d’Auvergne (une race spécifique, entre le comtois léger et le mérens) : « je débourre et dresse les chevaux de mon oncle, en pleine nature, sans rond ni carrière et cela me donne comme obligation de regarder parfaitement ce qui se passe. J’ai fait ça entre 13 et 20 ans et j’y ai beaucoup appris ».

Elle achète son premier cheval, «ALTO », et découvre le TREC qui la passionne. Elle ne fait pas les choses à moitié ; elle accède au championnat de France et finit vice championne de TREC à Lausanne en 1993. Déjà, elle « croque » et dessine, croise Claude LUX et fait son premier papier dans le numéro 1 de Cheval Pratique. On retrouve alors sa signature, pas de pseudo chez elle, dans la plupart des magazines équestres. Elle travaille pour Pierre MIRISKI (Cheval Pratique et Cheval Loisirs), illustre des ouvrages et écrit son propre bouquin « le cheval d’extérieur ». Elle collabore depuis une dizaine d’années avec Cheval Magazine, à la demande de Monsieur Laurent CHEHU son rédacteur en chef : « c’est un vrai magazine, qui touche un maximum de gens. C’est pour cela qu’y travailler me convient. De plus, j’y fait pas mal de « papiers »et d’illustrations de textes. Je m’intéresse à la relation qui existe entre le cheval et l’homme et à la façon éthologique d’entrer en contact avec son cheval. J’ai d’ailleurs rencontré Pat PERELLI et d’autres, qui m’ont amenée à réinventer les relations entre l’animal et les humains ».

Elle continue à peindre et à sculpter. Le matériau définitif est le bronze, mais les travaux se font indifféremment sur de la cire, avec de la terre ou de la résine. C’est en 2000 qu’elle expose pour la première fois au Salon du Cheval de Paris et c’est le coup de foudre entre les visiteurs et ses créations. Il lui faut un peu de temps pour accepter l’idée de se séparer de ses tableaux, mais la relation qui se noue entre elle et ses acheteurs l’aide. Pour eux (les acheteurs), l’achat est un choix affectif : « je reste en contact avec eux, et je sais où se trouve le tableau. Il n’empêche que je photographie toutes mes oeuvres ». Elle continue d’écrire et son prochain ouvrage traite de la peur du cheval. Elle écrit, « dans la douleur », le matin et sculpte la nuit.

Elle reconnaît être le produit du hasard, mais avoue ne pas gagner sa vie de ses créations pas plus que de son écriture. Son gagne pain, c’est son métier de prof, même si aujourd’hui elle est à mi-temps. Elle est dans un moment d’équilibre parfait : « si j’avais fait mes bronzes à 20 ans, sans doute n’auraient-ils pas été bons. L’âge est intéressant parce que l’on est plus à même d’observer, on est plus calme, on comprend mieux les choses, et les objets sont plus aboutis, sauf l’écriture qui reste pour moi de l’arrachage de tripes ! ».











Gilbert DE KEYSER


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