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2007


Du lait d'ânesse pour une meilleure santé

Il s’appelle Jean François WAMBEKE. Il a 40 ans. Comme d’habitude, ses premiers mots sont pour m’avertir de son parcours de vie très « particulier ». Finalement, dans cet environnement cheval, tous les chemins que prennent les protagonistes sont sinueux et inattendus. Il y a un côté poète chez cet éleveur d’ânes, et en tout cas une volonté de se distinguer et de réussir sa vie ailleurs que dans une frénésie commerciale.

Une première passion l’entraîne vers les bassins où ses performances de nageur le mènent vers le haut niveau. C’est ainsi qu’il va passer une partie de sa jeunesse entre le sport et les études qu’il mène avec brio. Il passe un bac technique électronique et électricité mécanique. Durant tout ce temps, il s’approche et s’occupe des chevaux « il faut dire que le haras est proche de la piscine dans laquelle je nage plusieurs heures par jour ».

Il a 18 ans et part en formation dans une école d’informatique. C’est le début de la micro.
Deux ans après, il en sort avec le diplôme. Son père travaille chez IBM et il y fait de nombreux stages. C’est l’époque des TUC (embauche des jeunes payés en partie par l’Etat) et il atterrit chez FRAM dont c’est le début. « J’ai travaillé alors directement avec Philippe PAULDERMANN qui en est le créateur et ce pendant presque 10 ans ». Il innove et met en place le système informatique de l’opérateur voyagiste. Pourtant, le système lui pèse : « je n’ai jamais supporté les contraintes. J’avais 30 ans. J’ai décidé de me diriger vers l’agriculture et j’ai passé un BEPA en élevage « option mouton. ». J’avais l’idée de créer une ferme pédagogique pour travailler dans la direction des races en voie de disparition. Mais, je n’ai trouvé aucune aide et ce projet est tombé à l’eau . Ce n’était pas un projet agricole ».

Durant quelques mois, il fait de la formation en informatique et lui même suit des cours commerciaux au cours desquels il travaille la gestion. Il trouve le lieu adéquat et lance l’idée de la production de lait d’ânesses « j’ai beaucoup travaillé avec l’INRA et avec l’hôpital PURPAN à Toulouse". Un premier problème se pose : il est impossible de commercialiser le lait d’ânesses malgré ses grandes qualités, ne serait-ce que parce que le prix de vente est élevé : 30 € le litre ». Il a33 ans, a rencontré la femme de sa vie et s’installe donc avec 4 ânesses et un âne entier de race commune pour tenter l'expérience.

Que possède donc ce lait d’ânesses ? Il est très reconstituant et beaucoup de gens malades viennent chez lui pour en acheter. Il n’a pas de caséine et pas de matière grasse. Il est très proche du lait maternel « on disait à l’époque qu’il fallait une ânesse pour nourrir trois enfants ». C’est un lait parfaitement digeste. Il contient des antibiotiques naturels et les anciens soignaient les malades avec ce lait.

Pour écouler la production de lait, et à la faveur d’un coup heureux du sort, il entre en contact avec un laboratoire de cosmétique, celui qui produit les produits Méssegué, qui accepte de travailler sur des produits de beauté à base de lait d’ânesses. Par ailleurs, François achète une machine à faire des savons : « nous façonnons les savons avec un produit de base imposé par la loi auquel nous rajoutons une partie de lait frais d’ânesses ».





Aujourd’hui, il possède une trentaine d’ânes (15 mères) et commence à vivre de sa production « une question se pose à moi. Faut il augmenter ma structure ? Augmenter ma production ? J’ai la hantise du business. En réalité, je crois que je vais rester petit et marginal. Mais il faut se battre pour ne pas céder à la pression ».






Gilbert DE KEYSER

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