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2007


Interview du Salon du Cheval de Paris

Emile BRAGER

Voyageur au long cours


Il s’appelle Emile BRAGER. Il a 53 ans. Son look (naturel) de voyageur lui donne une aura d’un autre temps. Il a des faux airs de ces acteurs américains qui ont participé à tous les westerns décrivant la Conquête de l’Ouest. Il est aujourd’hui une référence pour ce qui concerne le (vrai) voyage à cheval et on parle de lui comme d’Anne MARIAGE ou Jean François BALLEREAU.

Il est fils d’agriculteurs (Cévennes) et, jusqu’à 7 ans, il côtoie la vie rude des montagnes « Quand t’es pas en train de monter, t’es en train de descendre ». Le terrain est tellement pentu que les paysans n’utilisent pas des charrettes mais des traîneaux avec des patins en bois. Il se souvient d’avoir vu ses parents travailler avec des bœufs et faire les marchés avec un cheval attelé. C’est une petite ferme où l’on ne gagne pas d’argent. C’est un pays et une époque où l’on peut bien vivre mais à l’ancienne, pas dans le nouvel esprit de marché qui pointe son nez « j’ai vécu au cul des vaches et des chevaux pendant toute ma jeunesse ». C’est ainsi que toute la famille quitte la ferme et il part de collèges en internats jusqu’à son bac qu’il passe à l’âge de 17 ans « Le cheval loisir coûte cher et le milieu est particulièrement bourgeois. La ballade à cheval est proposée par quelques clubs ou ranches autour de chez nous, mais je n’y vais pas ».

Il passe par la formation d’un CREPS et décroche son diplôme de professeur d’éducation physique. Il attendra ses premiers salaires pour remonter à cheval dans un centre équestre où il passe son premier degré. Dans l’élan, il fait un stage dans un club pour apprendre le métier « j’ai fait plus de fumier que de monte à cheval. Déjà, à l’époque, les centres exploitaient les jeunes et il est regrettable qu’ils continuent encore aujourd’hui ». Son métier de prof de gym lui laisse du temps de libre. Il achète son premier cheval « Gamin » qu’il garde pendant 2 ans « en fait, j’ai attendu qu’il m’apprenne tous les rudiments de la monte et de la relation homme / cheval ». Dès la fin de cette aventure, il repart dans un centre équestre où il monte classique. Il passe alors son second degré : « j’ai fait le constat définitif que ce qui m’intéresse c’est le cheval, la nature, le voyage et non le dressage : le décorum me fait dégueuler ».

Il rencontre sa compagne avec qui, par la suite, il fera les plus beaux voyages. Ils préparent leur premier grand voyage qu’il appellera « par le chemin des écoliers ». C’est un voyage de 10 000 km, passant par la France, l’Espagne et le Portugal « nous sommes partis sans logistique, sans cheval de bât, sans réchaud. Ce fut un peu dur ». Pour ce voyage il achète des chevaux et il passe l’ATE (Accompagnateur de Tourisme Equestre de l’ANTE).

De retour, il se tourne vers l’endurance et court à Floirac. Il passe son brevet fédéral de Guide de Tourisme Equestre (GTE). En 1981, il créé l’Association des Cavaliers au Long Cours en compagnie des plus grands noms du voyage à cheval : Stéphane BIGOT, Marie ROESLE, Frédéric BLANC, Sylvie et Christian LILE.

La première partie de la vie active de cette association se situe entre 1981 et 1984. Il y est très actif mais il prépare une seconde aventure qui va l’en tenir éloigné ; ce voyage appelé « caravane pour un continent » les amènera du Sud de l’Argentine jusqu’en Alaska. Ils traverseront 15 pays pour un périple de 25 000 km. Ce périple dure 4 ans : « c’est une concentration de sentiments, de sensations et une recherche sur soi grâce aux relations, et la découverte d’autres pays, d’autres cultures. Sylvie (sa compagne et partenaire de voyage) m’étonne par son haut niveau dans le cadre spécifique des voyages ».

En 1995, après avoir « régurgité » leurs voyages grâce aux nombreuses conférences, il écrit un ouvrage « techniques du voyage à cheval » où il fait part de ses expériences et de ses techniques sur le voyage. Il travaille sur un autre projet technique : Etude sur l’effort et la capacité d’adaptation des chevaux à partir de l’expérience de « caravane sur un continent ». Ce projet n’aboutira pas et ne sera pas publié.

En 1998 et 1999, ils partent aux Etats Unis pour une autre aventure les « coureurs de prairie ». Un parcours de 10 000 km en 10 mois « on a appris la rigueur car il fallait impérativement faire 40 km par jour or c’est une vraie gestion du temps et de la fatigue. Ce n’est pas une randonnée cool.». En leur absence, l’Association au Long Cours vivote. Il la réactive dès leur retour.. Elle comprend environ 100 membres de tous les pays.

Le retour de voyage doit être réfléchi. On ne revient pas comme ça de deux années de liberté. Certains le vivent très mal : "
Il y a quatre éléments importants : travailler pour être reconnu socialement et gagner de l’argent ; avoir un logement car squatter chez les uns et les autres ne suffit pas ; parler du voyage pour s’en débarrasser et en faire le deuil ; se projeter, peut être, dans de nouveaux projets de voyages ». En attendant de nouvelles aventures équestres, il continue de travailler dans l’éducation physique".


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