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2007


Jean Gérard LIEBERHERR
Secrétaire général de Association Française du Lipizzan


C’est un cheval « mythique » dans le sens où il est une pure construction humaine, même si par ailleurs elle est royale. Le Lipizzan a été créé il y a plus de 4 siècles par la cour impériale d’Autriche. Il constitue la plus veille race de chevaux d’élevage d’Europe. Son nom vient de Lipizza (aujourd’hui Lipica), petit village de Slovénie ou  fut créé en 1580 le premier haras devant fournir les chevaux de la prestigieuse école de Vienne. Le Lipizzan à l’origine  est un croisement de chevaux espagnols et arabes, puis  fut l’objet de croisement avec des chevaux napolitains et d’autres chevaux locaux.

La race fut menacée durant ces 4 siècles de guerres européennes,  et seulement 87 chevaux restèrent en Autriche. Le sauvetage des Lipizzans revint en grande partie à la richesse du Comte Van Der Stren. En 1921, le gouvernement d’Adolf Hitler reprend l’élevage en main,  et les chevaux sont transférés au haras d’état d’Hostau en Bohème.  En 1945, ce même haras est placé sous la protection des libérateurs américains, commandé par le colonel REED. Mais c’est le général PATTON  qui transfère les chevaux en sécurité en zone américaine.  Un film a été tiré de cette histoire, réalisé par les studios de Walt Disney, avec pour nom  « le grand retour ».


Le premier élevage français de Lipizzan a été fondé en 1960 par Roger BELLON avec des chevaux importés du haras autrichien de Piber. Toutefois, le Lipizzan reste un cheval rare, maintenu en race pure. Il existe une dizaine d’élevages en France. Seuls sont admis à porter l’appellation chevaux Lipizzan, les animaux inscrits au stud-book français du cheval Lipizzan, ou à un stud-book étranger officiellement reconnu de la race. On compte environ 620 chevaux en France sur 3500 chevaux répartis dans le monde entier.

Pour les défenseurs de la race, le cheval Lipizzan possède des qualités indéniables : intelligent, avec du caractère. Généreux et proche de l’homme, il est obéissant, volontaire, patient et gentil. Ses qualités physiques en font un bon cheval de sport et d’attelage, ainsi qu’un très bon cheval de dressage. C’est le plus ancien et le plus prestigieux représentant de la grande famille des chevaux « Baroques » qui comprend notamment les Lusitaniens, les Pure Race Espagnole, les Frisons, les Kladrubers, les Frederiksborg.

Il s’appelle Jean Gérard LIEBERHERR.  Il a 73 ans comme d’autres en ont 60. Une pêche terrible, un rire irrésistible et une passion manifeste : le Lipizzan. Une question pourtant se pose  à moi, puisque cette rencontre se passe dans le cadre du cheval en France : De quelle nationalité est vraiment cette race de cheval ? Nous  avons bien sur la réponse, et quoi qu’il en soit, nous incluons ce cheval dans cette série. Pour l’instant, revenons sur cet actuel secrétaire général de l’Association Française du Lipizan. Il est d’abord un cavalier de l’instinct, du plaisir,  et il va passer de nombreuse année dans les équipages de vénerie mais « je pense trop au cheval, pas assez aux animaux que l’on traque ». Il se promène, voyage à cheval mais ça ne sera que du plaisir. Pour le reste, Bac, Math / Physique, puis maitre de conférence.  Mais ce n’est pas sa vocation. Il a 25 ans et il entre dans une banque d’affaire, puis bifurque dans l’industrie pharmaceutique « ma vocation c’était le service public, mais je n’étais pas énarque. Mon travail dans la recherche du médicament m’a permis  de m’inscrire dans un espace social et mon travail est devenu ma passion ».


Son premier cheval, Bartisol, est un trotteur : « mais, comme dans l’automobile, ou mon rêve c’était une Ferrari, je cherchais ce qui correspondait le mieux dans le cheval ». Son premier pas vers l’excellence, c’est la rencontre et le travail équestre effectué avec Michel ENRIQUET. De la randonnée au dressage, le pas était franchi. « La deuxième étape, je l’ai franchie grâce à Odile VAN DORN, chez qui je continuais à travailler le dressage. Et là, j’ai trouvé à la fois la pédagogue idéale, et le cheval de mes rêves : Pégase, un Lipizzan magnifique.  A 69 ans, je commençais une autre vie, en compagnie du cheval idéal et du professeur qui pourrait me faire avancer ».


Il s’intéresse à l’Association Française du Lipizzan, et finit par se faire élire au côté de Joëlle BELLON, avec dans l’idée d’aider cette association et le cheval Lipizzan à progresser. Il est chargé de la communication : « je pense qu’il faut travailler sur trois choses : visibilité, l’offre et la demande, le prix des chevaux. Par ailleurs, globalement, nous avons une image un peu vieillotte.  Mais, je crois que l’on peut faire des choses, vers le sport, le dressage, l’équitation de travail… En tout cas, je ferai tout ce qu’il faut pour faire évoluer cette race si parfaite ».



Gilbert DE KEYSER
Crédit photos : Fleur TENE

 


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