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2007


Christophe GIRALDI
Eleveur de chevaux d'endurance


Il s’appelle Christophe GIRALDI. Il a 50 ans. On s’est rencontré sur la célèbre route du sel dans les années 2000 et finalement depuis ce temps on se retrouve au gré des hasards de la vie et des divers salons du cheval. Pour moi, il était vendeur de matériel, de selles, de voitures attelées, au sein des « Attelages du Rouergue » ; je ne savais même qu’il élevait du bétail et qu’il le cuisinait. Et puis, à Equestria, il me propose de faire un tour à une compétition d’endurance internationale, qui se déroulait à coté de Tarbes. Pourquoi cet intérêt soudain pour l’endurance ?  En réalité, ce n’était pas du tout soudain, et il m’a expliqué qu’il louait des chevaux d’endurance. Comment pouvais-je supposer que des cavaliers participaient à des compétitions avec des chevaux  qui ne leur appartenaient pas ?

Christophe voulait devenir agriculteur,  mais il finit dans l’électricité, avec un long passage dans l’armée. Il s’engage dans les transmissions. Mais son rêve le poursuit et dès qu’il est libéré de ses obligations militaires, il reprend ses études, passe le bac agricole, puis le BTS. Il a 30 ans et une nouvelle vie professionnelle commence.  Durant toutes ces années, il monte à cheval, et il achète sa première jument, JOUCHKA, il a 28 ans. Il se forme et passe des galops, jusqu’au 7 ième galop fédéral d’attelage et monte un projet d’élevage, de chevaux apaloosa, car il s’est associé pour monter une affaire globale, restaurant, saloon, bar, promenade et de son côté élevage de vache hereford. Mais son partenaire n’est pas si facile, et ils se séparent. Fin de l’aventure et début d’une autre histoire, dans une autre exploitation. Cette fois ci, il se lance dans l’élevage de chevaux barbe arabe, pour l’endurance. Il vend une pouliche de 6 ans, GEORGEAT, qui devient championne du monde aux émirats. Il agrandit son élevage, achète des poulinières, arabes, et continu de faire des champions.


Mais ce n’est pas cela qui m’a incité à parler de Christophe. Ce qui m’a étonné, c’est d’apprendre qu’une partie de son travail était de louer des chevaux pour concourir dans les courses d’endurance. Par exemple, pour ce dimanche 28 juillet, c’est un sportif malaisien, faisant parti de l’équipe nationale de Malaisie, qui lui a loué. Des cavaliers internationaux commencent à lui louer des chevaux.  Un de ses chevaux, Média du Barthas n’est-il pas  premier au Portugal ? Je croyais que l’endurance c’était des couples, qui s’entrainaient ensemble, tout au long de l’année. Et bien pas du tout, en tout cas pour les étrangers qui n’amènent pas leurs chevaux depuis leurs pays.

Et pour moi, qui depuis des années oriente les jeunes vers des professions liées au cheval, je me prends à rêver que l’on puisse être éleveur, entraineur et gagner de l’argent en louant des chevaux de sport à des sportifs qui n’en ont pas.  Et pourquoi ne pas étendre cela à des chevaux de CSO, de complet, de dressage ? Par ailleurs, il se vend également des chevaux d’endurance à des pays qui les laissent sur place pour les entrainer. Il me raconte l’histoire de ce cheval vendu 40 000 € à une cavalière de compétition, qu’elle a revendu 1,5 millions de dollars à un émir. En tout cas, bravo à Christophe de nous démontrer que travailler avec les chevaux est possible.

Gilbert DE KEYSER
Crédit photos : Fleur TENE

 


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