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2007


GILLES FORTIER
Artiste équestre

Gilles FORTIER et gilbert DE KEYSER

Il s’appelle Gilles Fortier. Il a 54 ans. Cela fait plusieurs années que je le croise sur les salons du cheval et autres lieux de spectacles, chaque fois plus étonné de la qualité de ses prestations. Il fallait bien qu’un jour quelqu’un lui demande comment on devient un artiste équestre aussi accompli. Pour cela, il ne suffisait pas d’attendre le prochain spectacle d’Albi ou d’ailleurs pour vous faire découvrir le don absolu, celui qui permet de se passer des superlatifs pour se contenter de laisser parler ses sensations.

Gilles et sa fille Mégann
Cet artiste là a compris qu’il fallait être un acteur, un technicien parfait dont les gammes répétées depuis des années permettaient la création à l’état pur, où le geste travaillé est remplacé par l’intention. Je suis donc parti à sa rencontre chez lui, dans sa tribu, dans son cabaret. En fait il est juste un personnage aboutit.





Thomas FORTIER Il est né à Paris et à vécu longtemps en Sologne. Sa relation avec le cheval est sans doute née de sa passion pour l’école buissonnière, lui et son frère plus âgé. Il a 6 ans et son frère 14, lorsqu’ils découvrent un nouveau terrain de jeu : « c’était une ferme  dans laquelle il y avait des chevaux de course réformés .  Je me souviens de monsieur CHAUVEL, ancien garde républicain, moniteur d’équitation et capitaine qui nous rudoyait et nous lançait sur des chevaux fous, réformés des courses. Evidemment ce n’était pas véritablement de l’équitation mais quelle vie de folie ».


Virginie et Mégann FORTIER Nous sommes en 1969 et il va « s’éclater » sur ces chevaux pendant 4 années, sans apprentissage véritable et avec une inconscience folle. Et puis c’est l’arrêt absolu. Ce sera la moto. Mais il revient vers les chevaux et cette fois ci apprend, et devient un sportif équestre.  Obstacle, complet, il passe le second degré  mais ne fait pas encore de dressage. Les études le fuient et il passe un CAP de photographe à paris puis à Château Thierry, il a 19 ans. Il part à l’armée et à son retour devient photographe.




Gilles FORTIER et Jeanne MENSONUn concours de circonstance, les bizarreries du hasard l’amènent  au château de Saint Farjeau où il se produit dans une troupe passionnée par la chevalerie. Pendant 15 ans il peaufine ses talents de cascadeurs, combat à l’épée, participe à des histoires médiévales où plus de 6000 visiteurs viendront les voir chaque année. Le Puy du fou n’existait pas encore : « Sans doute ce qui a véritablement fait débuter ma vie dans le cheval, c’est un concours de chevalerie international qui s’est déroulé à la Villette en 1987. C’était de vraies joutes et de vrais combats. Quelle folie …

Gilles FORTIER J’ai gagné un cheval, un frison. La démarre le dressage. Nous étions en 1994 ». Il devient radiologue, mais emboite le pas de son frère resté dans le cheval, devenu maréchal ferrant. Il devient donc maréchal ferrant.

L’équipe se forme en 1996 qui devient rapidement ZARKAM. Il fait quelques apparitions dans des films, Il participe au premier salon d’Auxerre avec un numéro de folie : « On l’a appelé RASUBACK. Des chevaux, des quads, des tronçonneuses, une torche vivante …  C’est le grand moment et les passages dans des lieux prestigieux, Tarbes (Equestria), Béziers, Avignon (les crinières d’or),  sans compter une pièce de théâtre ». Il vit longtemps en Sologne mais réside aujourd’hui à coté de Tarbes, à Aubarède. C’est là qu’il créait son cabaret équestre ou chaque année il présente un spectacle nouveau.

Une histoire aussi endiablée ne peut se concevoir sans une belle histoire d’amour. Rencontrée à 15 ans, mariés après l’armée, Sylvie (c’est sa femme) lui a fait des enfants superbes, aujourd’hui à ses cotés dans ses spectacles.

Virginie
Virginie, monitrice d’équitation, est celle qui vit le plus dans le monde du cheval. Mégann, est encore  à l’école mais si elle est une cavalière superbe elle n’en fera pas son métier. Quand à Thomas, il est tellement artiste touche à tout qu’il n’a que l’embarras du choix : voltige, gymnaste, la lumière, le son, l’écriture, la mise en scène et la régie … Pourtant il est clair Gilles Fortier « je n’ai forcé personne à rester dans le cheval ». La vérité c’est que Gilles FORTIER est un modèle pour ses enfants. D’ailleurs, leur vie collective ressemble plus à une tribu qu’une famille classique.

« J’aimerais créer un lieu très intimiste, ou nous serions plus prés du public. Pourquoi pas le public au milieu et le spectacle autour ?



Megann
"J’aurais également voulu faire de la formation, mais la ce n’est pas facile. On peut être un bon professionnel et pas un bon formateur. La pédagogie demande beaucoup de patience ».


Il parle de créer un spectacle dans la foret, quelque chose un peu mystique. Et au fait, a-t’il des regrets ? Et bien oui, le plus important est d’avoir perdu beaucoup de temps à travailler seul : "Je regrette de ne pas avoir travaillé avec un vrai maitre du dressage. On perd beaucoup de temps quand on travaille seul. Il faut tout réinventer » .

Et à la question de savoir ce qu’il pense du métier d’artiste pour les jeunes : "pourquoi pas ? Il faut seulement aller jusqu’au bout, travailler, répéter et surtout apprendre avec un bon professeur »


Gilbert DE KEYSER
Crédit photos : Fleur / Gilles Moty

 


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