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2007


Présentation de Gilbert de Keyser.

Sa carrière dans le monde équestre a débuté vers l’age de 17 ans en 1964. Évidemment, on ne parle pas encore de professionnels, malgré le fait que ceux qui ce lancent dans cette activité le fasse avec beaucoup de sérieux et de compétence. Les contraintes administratives ne sont pas encore aussi importantes qu’aujourd’hui, et la fédération équestre est embryonnaire : "pendant ce temps, on se marre, on s’éclate même, car en compagnie de mon frère et quelques amis on fait du cheval dans un « ranch » qui aujourd’hui existe sous le nom de centre équestre de Romainville à Pessac en Gironde"

. Nous sommes amis avec le nouveau moniteur, Yvan COTT, qui est actuellement président départemetal de la FFE de la Gironde. Il n’est pas question encore de tourisme équestre, et pourtant on fait du cheval autant en carrière qu’en extérieur " La vie m’amène à faire de la chasse à courre chez un certain Pierre DESSON (à Ruffec pour ceux qui connaissent) dont la particularité est de ne jamais tuer les bêtes qu’il chasse, du saut d’obstacle chez un certain LAFORIE, de l’accompagnement de promenade à Andernos (en Gironde) et enfin pendant plus de 4ans, chaque jours, de l’élevage extensif, en pleine nature, chez Jean Philippe MARIN (l’ais je assez remercié, lui et son père, de tout ce qu’ils m’ont appris ?). Il est un des plus gros éleveurs de Gironde et se trouve dans le Médoc".

Il devient animateur socioculturel (DEFA), et directeur de centre de vacances (BAFD) et en 1981 remonte à cheval, pour cette fois ci mettre en place des randonnées équestres. Je n’y connaissais rien, et cette première expérience fut lamentable. D’abord, elle s’est faite en Camargue. Or les Camarguais ne supportent pas ce qui vient d’ailleurs : les chevaux doivent être camarguais, les vêtements et la sellerie aussi. Sinon, on n’existe pas. Ce ne fut pas le seul problème. L’accompagnatrice responsable des chevaux était nulle, le matériel de randonnée inadapté, notre inexpérience notoire et les chevaux descendait directement de leur herbage, pas dressés, et âgés au plus de 4 ans.

Le retour fut douloureux et c’est ainsi que je décidais de créer des randonnées à cheval dans le Médoc. L’événement principal fut ma décision , dés la rentrée de septembre, de partir en formation de randonneur. Entre temps, adhérent de l’Association Nationale de Tourisme Équestre (autrefois ANTE aujourd’hui CNTE), je me suis fait exclure du Comité Départemental de Gironde car je n’étais pas représentatif : trop gitan, ou trop cow-boy. Toutefois, j’ai eu le temps de passer, en compagnie de quelques amis et grâce à mon ami André VEYSSIERE le diplôme d’accompagnateur de tourisme équestre (ATE).

J’avais entendu parler d’une fédération « parallèle », un peu marginale, créée par d’anciens westerners, spécialisée dans la formation de randonneur équestre de terrain. Me voilà donc à la Fédération des Randonneur Équestre de France (FREF) ou dans les 7 ans qui ont suivi je suis devenu guide, puis directeur et enfin Instructeur de Randonnées Équestres. Toutes ces années m’ont amené à me spécialiser dans la formation nature, bivouac, cheval de bat, donc à la fois dans les techniques « scouts américains », mais également dans tout ce qui touche à l’administratif. Le hasard à fait que Gilbert GUNOLDH, voulait arrêter son mandat de président de la FREF et les élections m’ont amenées à la vice-présidence en 1989 puis à la présidence en 1990.

J’ai pris contact immédiatement avec Jean Claude PORRET, président de l’Association Nationale de Tourisme Équestre (ANTE), et nous nous sommes rencontrés, en compagnie de Jacques AGETTANT, directeur technique national, Hervé DELAMBRE, directeur national. A cette époque, nous avons créé un groupe de travail au sein de l’association tourisme en espace Rural (TER) animé par Henry GROLEAU qui d’une main de fer (dans un gant de velours), a permis durant les années 1990 de réunir tous les frères ennemis du tourisme équestre (ANTE, APTE-france, FREF, FNC, SMERGA). Le groupe a travaillé avec acharnement sur la filière de tourisme équestre ; la clientèle, l’offre, la demande, les emplois et enfin la formation et les diplômes. C’est au moment de signer que ce sont révélées les véritables intentions des responsables de l’ANTE, devenu DNTE entre temps. Il fallait s’engager et parafer les documents qui officialisaient la fin des ATE et GTE remplacés par deux diplômes, accompagnateur de promenade (APE) de niveau V et guide équestre (GT) de niveau IV. Ils ont quittés la table de travail et manu militari ont cassé le groupe et les travaux en cours. Je ne pourrais sans doute jamais mettre par écrit la déception (de nous voir floués, trompés), puis la colère (car ce coup de poignard dans le dos du tourisme équestre était motivé par le seul soucis de préserver les ATE et GTE) et enfin le désespoir (de me rendre compte que des centaines de professionnels avaient misés sur des (ir)responsables dépourvus de la moindre vision politique) nés de cette épopée tragique aux répercussions irrémédiables.

La suite, tout le monde la connaît : cocorico autour de l’homologation des ATE et GTE en 1995, sans dire à personne que ça ne durait que 4 ans, poursuite de l’homologation jusqu’en fin 2000 pour cause de nouveaux textes de loi (voir fin de l’ouvrage) sans pour autant que les dirigeants de la DNTE ne réalisent une nouvelle direction politique (mais ont ils une volonté politique ?). En tout cas, la mort annoncée des diplômes homologués, véritable camouflet, aurait du les faire réfléchir. Pas du tout. Pas d’information, et surtout pas d’arrêt des formations, ce qui engage les gens dans une voie sans issue et les professionnels de la formation dans une impasse. L’état décide de prolonger l’ensemble des homologations jusqu’en fin 2002 ce qui sauve une fois encore la DNTE devenue CNTE et pour un temps les ATE et GTE en exercices pour permettre au ministère du sport de créer les textes et règlements des pratiques sportives professionnelles.

Nous voilà en janvier 2003, et en principe, tous ceux qui travaillent avec un diplôme homologué sont hors la loi. Que deviennent tous les jeunes en cours de formation ; qui ont payé fort cher leurs stages et a qui ont a promis un diplôme professionnel ?

Ces 20 ans passés auraient du nous permettre de créer un espace professionnel de tourisme équestre indépendant, des syndicats représentatifs, une commission nationale paritaire spécifique, une convention collective et des textes socioprofessionnels adéquats, une organisation de promotion touristique, voire de réservation efficace, des accords et des relations avec le monde entier, des formations et des diplômes prenant en compte les réalités techniques et commerciales particulières.

Au lieu de cela, le constat que nous pouvons faire et terrible et décevant : le diplôme pour accompagner des touristes à cheval sera un diplôme sportif ; les formations et les diplômes de l’ANTE (DNTE) passe à la trappe ; il n’existe pas de syndicat indépendant concernant le secteur ; la filière du tourisme équestre est éclatée et personne ne reconnaît personne ; la commercialisation est anarchique et isolée ; l’image du tourisme équestre s’est dégradée.

Chacun aura compris que ces constats sont personnels, que peut être d’autres ne sont pas de cet avis, qu’il existe sans doute des professionnels heureux. Toutefois pour écrire cet essai sur le tourisme équestre et ne pas le noircir à tous coup, j’ai eu l’idée de demander à des « gens » de nous raconter leur itinéraire dans ce monde du voyage à cheval. On y trouvera aussi bien des indépendants que des professionnels, des anciens et des actuels, des jeunes et des plus vieux, des accompagnateurs de promenade et des randonneurs au long cours. Ils ont tous quelque chose à dire et leur propos ne seront pas déformés. La conclusion nous livrera ses secrets. Sachez en tous cas que nous sommes le 7 janvier 2003 .

Gilbert DE KEYSER


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