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35 métiers pour réussir dans le cheval

Les métiers du cheval …vu par un magazine équestre mensuel !

Premier dossier pour notre nouveau magazine en ligne et premier coup de gueule ! Il faut dire que je m’entraîne depuis maintenant 4 ans que j’anime le site Internet des métiers du cheval. Rappelons que pour écrire le contenu de ce site (énorme), il aura fallu des heures de recherche, d’analyse et les conclusions qui en découlent sont directement issues de ces heures de travail. Finalement, on devient rapidement de bon conseil lorsque l’on a une vue globale de la filière. On est également de bon conseil dès lors que l’on n’est pas assujetti à des contingences financières ou politiques. Cela permet de dire la vérité des choses même si elle n’arrange pas la vie de ceux qui vivent sur le terreau du mensonge et de l’à peu près.

Voilà pourquoi, le numéro de février 2004 d’un certain magazine ne pouvait que m’engager à réagir : autant d’erreurs, d’omissions, est une offense au travail des socioprofessionnels de la filière, qui font tout leur possible pour ne pas laisser rêver les jeunes et en tout cas, font le maximum pour que toutes les informations et formations débouchent sur un vrai métier. Je n’en rajouterais pas, et certains articles, quoique fantaisistes, ne sont pas dangereux. En revanche, les conditions pour accéder à un certain nombre de métiers sont fausses et les diplômes présentés caduques. Pour comprendre ce dont il s’agit, je reprendrai métier par métier afin de réajuster les propos et relever les erreurs.

Je ne reviendrai donc pas sur tous les métiers mais sur ceux qui me semblaient complètement enjolivés, déformés. Ce dossier sera sans doute le premier d’une série qui devrait faire bouger les journalistes. Peut être d’ailleurs, verra-t-on des rédacs chefs en colère et des directeurs de publication nous tomber sur le poil. On assumera , mais disons-le tout de go : pourquoi ne pas changer nos façons de faire ?



Ca commence très fort. Au moment où tout le monde ne sait ce qu’il va advenir des diplômes fédéraux (voir texte du SNETE) y compris ceux qui depuis des années vendent chers (très chers) ces formations fédérales pour des formations professionnelles, voilà des propos tirés d’on ne sait où, ventant ces métiers. Par ailleurs, en plus du décalage, voire de l’inadéquation de telles formations, il y a très peu d’emplois. Il est souvent saisonnier et n’étant encadré par aucune convention collective, sous payé. Les travaux faits par des professionnels relèvent que le métier qui correspond le mieux est animateur soigneur (voir CQP de la CPNE EE). Pourtant pas un mot sur l’article en question de la convention collective. Métier d’avenir sans doute ?

Où parle-t-on du travail des cochers professionnels, soucieux de se rassembler et faire valider leur formation et diplômes par la commission des titres et diplômes ? Nulle part. On parle de meneur alors que les quelques professionnels qui exercent (il se compte sur les doigt des deux mains), se targuent d’être cochers, sachant qu’en plus de cela, le diplôme de meneur est un diplôme fédéral, certainement pas habilité à exercer une activité professionnelle. Une fois de plus, la confusion est mise en avant. Peur être faudrait-il arrêter de faire croire aux gens que meneur est un métier d’avenir.

Jusqu’à quand va-t-on subir les délires américano-affectifs, nés de ce célèbre film où l’on voit pourtant davantage Robert Redford chuchoter à l’oreille de la mère de la fillette accidentée, en vue sans doute de la saillir, que d’une révolution sur le dressage. C’est le premier problème : laisser croire à des jeunes que le cheval est autre chose qu’un animal, à qui bien entendu il ne faut pas faire de mal, qui est intelligent et affectueux (d’ailleurs, regardez, il me reconnaît quand je lui apporte à manger …).On le sait pourtant, jamais il ne deviendra Einstein ou même seulement le gagnant de la Star Académie. Un cheval est un cheval et tous les dresseurs du monde le savent ; il faut équilibrer la rigidité et la souplesse, la punition et la récompense, la douceur et la fermeté. A en croire tout un chacun, et plus particulièrement les mémères amoureuse des chevaux, faute certainement de n’avoir pas trouvé sabot à leur pied, on ne peut plus avoir aujourd’hui de relations avec un cheval qu’en copiant le modèle idéal d’avec celui des humains. Ce qui, tout à fait entre nous, n’est jamais vrai, car contrairement à ce que l’on dit, les gens amoureux des animaux ne le sont pas des humains.

Le second problème, bien plus important dans le cadre de notre analyse, c’est l’idée qu’il existe un métier d’éthologue de comptoir, que l’on apprend en deux stages chez tel américain ou canadien (toujours assez cher). Comment faut-il dire à tous les petits « amoureux » du cheval que les métiers dans la filière, c’est comme dans n’importe quelle autre filière. Un éthologue, c’est un chercheur (éthologie nom féminin (grec êthos, mœurs et logos, science) Étude scientifique du comportement des animaux dans leur milieu naturel.), avec des diplômes supérieurs, dont le but de la recherche est de découvrir la vie en groupe (ou seul) des animaux. Il ne dresse rien, il n’intervient pas, il est neutre, invisible, et il se fond dans le paysage pour ne rien déranger, justement pour que le protocole de la recherche soit respecté,



Ca sert à quoi finalement d’écrire sur un magazine ? Alimentaire mon cher Watson ! Le but n’est pas d’informer, ça se saurait, mais de vendre du papier. D’ailleurs, je me souviens il y a quelques années lorsque j’écrivais pour des magazines, combien de fois mes papiers furent « censurés », car déjà je disais des choses qui devaient rester cachées. Il faut dire que cela attaquait directement une importante association qui achetait pas mal de publicité. En fait c’est la vérité qui dérange, pas le mensonge. Pour revenir à maître randonneur, c’est quoi son métier ? Ou apparaît il dans une quelconque convention collective ? A ‘t’il était homologué par un ministère ou par la commission des titres et diplômes ? Non bien sur. Alors que fait il dans les 35 métiers d’avenir ?



Le métier de garde à cheval est sans doute celui le plus demandé. Le rêve n’y est pas étranger : patrouiller à cheval dans les bois, au milieu des animaux, dans une harmonie parfaite entre la nature, l’homme et le cheval. Pas mal comme cliché. Malheureusement, ce n’est qu’un cliché. Tout d’abord parce qu’une évidence s’impose : il n’y a pas d’emploi. Les quelques expériences qui ont vu le jours dans les années 1990 se sont arrêtées faute de finances. Nous sommes dans un pays marchand : pas de commande, pas de travail et donc pas de salaire. Evidemment, il reste les gardes champêtres de l’Est de la France, les patrouilleurs du Conseil Général du Nord (plage de Dunkerque). Ca ne suffit pas à faire un métier ? De plus en plus, ceux qui aspirent à patrouiller le font dans des structures administratives : police nationale et municipale, gendarmerie, ONF. On est bien loin d’un métier d’avenir, et en dehors de l’aspect touristique et visuel qui s’y rattache, on ne voit pas pourquoi l’emploi s’ouvrirait dans cette branche.



Vous constaterez que nous ne reprenons que les propos les plus fous, les plus décalés, peut être les plus dangereux. Un mot pour dire que je répond sur le site internet www.lesmetiersducheval.com à des centaines de questions de jeunes. Que croyez-vous que sont les métiers qui reviennent les plus souvent ? dentiste équin, garde à cheval, accompagnateur, ostéopathe. Ca se comprend, quand on lit les inepties qui sont écrites sur ces métiers. Pour ce qui concerne les soins aux chevaux, ils sont totalement réglementés par le code rural. Nul ne peut soigner, faire un diagnostique, opérer s’il n’est docteur vétérinaire. C’est simple. Il faut donc être vétérinaire pour être dentiste équin (même si certains vendent leurs soins alors qu’ils ne le sont pas ), ostéopathe, kinésithérapeute voire acuponcteur. D’ailleurs, pour plus de sûreté, et parce que je sais que ma parole sera mise en doute, je vous conseille par un simple clic d’aller lire le texte en question. Une question toutefois : à qui notre ami journaliste a-t-il posé les questions adéquates ?















On ne peut imaginer que quelqu’un écrive dans un secteur particulier sans poser des questions, sans se tenir informé, sans appeler les quelques uns qui en France savent (d’ailleurs, pourquoi pas lesmetiersducheval.com ?). Depuis 4 ans maintenant, après des textes de lois votés en juillet 2000, des arrêtés promulgués (juin 2002, décembre 2002, août 2003, décembre 2003) tout le monde sait que le monitorat d’Etat (BEES 1) n’existe plus a partir de 2005, remplacé par un brevet professionnel (BP JEPS) à options. Il n’y a pas un centre équestre qui ne soit au courant puisqu’on leur a déjà dit qu’ils ne pourraient plus former des jeunes à l’emploi de la fourche et du balai, que la formation ne pourrait se faire que dans un centre agréé. Idem pour les accompagnateurs de tourisme équestre, quoiqu’on ne sache pas encore par quoi seront remplacés les diplômes homologués ou le BAPAAT. Malheureusement, sur cet article concernant les moniteurs, pas un mot de tout cela. Il doit y avoir un monde équestre parallèle dont les lois sont différentes des nôtres. Il faut dire que c’était un peu vrai, quand on voit ce qui se passe depuis des années : diplômes obligatoires pour exercer (comme les docteurs), homologation de diplômes fédéraux pour combler des vides (pourtant le BAPAAT option accompagnateur de randonnées existe bien), difficultés de création des comités paritaires dans le domaine des sports (y a t il au moins des syndicats ?), absence de convention collective, non respect des horaires, sous paiement des quelques salariés.

En conclusion, il faut bien qu’à un moment quelqu’un dise la réalité des choses. On ne va pas continuer à écrire n’importe quoi, juste pour vendre du papier. Ou bien, si quelqu’un écrit, qu’il le fasse en s’appuyant sur les textes, qu’il rencontre des professionnels de la formation, du syndicalisme, qu’il téléphone aux ministères concernés, qu’il lise le guide des métiers du cheval (petite pub personnelle). Comprenons enfin que tout ceci n’a pas pour vocation de casser des collègues, mais seulement d’inciter tous les acteurs de la filière à répondre juste, honnête, clair. Enfin, on voit poindre une nouvelle énergie avec l’entrée du monde équestre dans celui de l’agriculture, on doit participer à l’information nationale de tous.

Dossier proposé par Gilbert DE KEYSER, Charles DUCASSE, Jean Jacques STORTOZ

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